Australie – Le Red Center

Nous débarquons dans la chaleur du désert à Alice Springs. Nous n’en voyons rien puisque l’aéroport est logiquement en dehors de la ville et que nous partons directement vers Kings Canyon, à 400 km. Il est déjà 14 heures et nous voulons éviter de rouler de nuit (conseil lu à peu près sur tous les sites de voyage). Nous n’avons pas déjeuné et pensons naïvement s’arrêter dès que possible sur la route.

La sortie de l’aéroport est directement dans le désert et nous roulons quelques kilomètres sur une route rectiligne avant de voir un panneau : prochaine station à 112 km. Autant dire qu’après l’épisode de la panne d’essence en Nouvelle-Zélande, Nicolas commence à avoir des sueurs froides. Désormais et jusqu’à la fin de notre séjour en Australie, il mettra de l’essence à chaque fois qu’une pompe se présente à nous, même si c’est pour y mettre quelques litres (on n’est jamais assez prudent).

Nous découvrons l’australien campeur avec ses énormes 4×4 qui tirent d’encore plus énormes caravanes, avec des roues surélevées. Nous nous sentons petits dans notre petite berline, qui ne fait vraiment pas couleur locale. C’est donc toute une ambiance qui s’offre à nous : ces kilomètres de rien, ces stations services de celles qu’on voit dans les films, ces camions trains qui traversent le pays du nord au sujet et ce bleu intense du ciel qui tranche avec cette couleur rouge du désert qui n’est donc pas un mythe.

Nous arrivons sans problème à notre première étape, le Kings Canyon. L’ambiance dans l’hotel est tout à fait particulière, difficile à décrire : la nuit intense, les « regardez, il y a un dingo qui rode », ce musicien dont on ne comprend pas un mot, le kangourou grillé à la carte des grillades, et quelques touristes qui, comme nous, sont venus se perdre dans ce désert. Et dans ces quelques touristes, nous nous trouvons nez à nez avec Jo, la tante d’Emmanuelle, que nous avions rencontrée lors du baptême d’Axelle. On peut le dire, le monde est petit….

La marche dans le canyon est superbe avec ce rouge ocre qui nous accompagne toutou long des 5 heures. Nicolas est porteur d’eau. Les enfants s’en sortent parfaitement bien malgré la chaleur et la fatigue. Après cela, toutes les balades que nous feront seront bien accueillies puisque plus courtes.

Nous reprenons la route pour 400 km de rien avant d’arriver à Uluru, ce rocher sacré pour les aborigènes. C’est toujours une impression particulière que de vivre des endroits que nous avons vu tant de fois en image. Le plaisir en est peut être encore plus fort. Ce qui est certain, c’est que nous ne sommes pas déçus et que la spiritualité associée à ce gros rocher lui confère une tout autre dimension. Comme tout le monde, nous allons admirer le coucher et le lever du soleil et nous nous promenons au pied de ces falaises rouges.

Reste le mont Kata Tjuta, à quelques dizaines de kilomètres d’Uluru. Bien différent d’Uluru puisqu’il s’agit de petits monts arrondis, nous écourterons la visite à cause des mouches. De loin, ça parait exagéré (c’est ce qui nous avait semblé à nous aussi de loin) mais une fois sur place, c’est la guerre des nerfs qui commence. Elles sont très nombreuses (plus que nous) et se collent sur tous les parties du corps trouvés sur le passage, avec une préférence pour le nez, les oreilles et les yeux. Cet après midi là, elles auront gagné, nous rendons les armes et rentrons après deux petits kilomètres de balade.

Après une nuit à Alice Springs, nous partons pour l’aéroport prendre notre avion pour Perth. Nous regardons l’écran des départs et arrivés. Nous voyons notre vol qui décolle à 10h50 et celui de la famille Bruno qui atterrit à 12h30. Cette fois-ci, nous nous croiserons dans les airs ! C’est sans compter sans ce petit coup de pouce du destin qui fera dire à la personne qui fait notre enregistrement que nous ne sommes pas sur la liste des passagers. Nous devons donc prendre le vol du lendemain. Tout le monde est finalement très contents de le rater cet avion. Nous attendons la famille Bruno à leur descente d’avion et passons une très bonne journée avec eux, le temps de régler ce problème de billet et de décoller le lendemain pour la côte ouest de l’Australie.

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